Dans le cadre du programme financé par l’Institut français d’islamologie « Tafukt n ddin : renouveler la compréhension des pratiques de l’islam par ses marges, du fonds Roux au fonds Si Brahim al Kunki et al. », un enrichissement de la description du fonds est en cours qui bénéficie à l’équipe projet mais aussi à celles et ceux qui utiliseront ce fonds désormais accessible sur la plateforme Calames.
Dans le cadre du programme financé par l’Institut français d’islamologie « Tafukt n ddin : renouveler la compréhension des pratiques de l’islam par ses marges, du fonds Roux au fonds Si Brahim al Kunki et al. », un enrichissement de la description du fonds est en cours qui bénéficie à l’équipe projet mais aussi à celles et ceux qui utiliseront ce fonds désormais accessible sur la plateforme Calames.
Arsène Roux est un instituteur arabisant et berbérisant qui a commencé sa carrière d’instituteur en Algérie avant de s’installer au Maroc en 1913, où il initie les écoliers à une production d’informations sur les peuples amazighs1 et arabes. Il mène des enquêtes et des recherches en utilisant l’outil pédagogique, puisqu’il a fondé et dirigé le collège berbère d’Azrou. Il développe une méthode de recherche avec ses élèves en leur distribuant des devoirs d’enquête, différents chaque année . Par exemple, il peut leur demander : “Donner – avec leur situation et leur signification dans votre dialecte quand cette signification est connue – les noms de sources de votre tribu…” ou encore “Connaissez vous autour de vous des gens se servant entre eux d’un langage particulier ou argot compris d’eux seulement ?”.
Le terme souvent employé est celui de “berbères”. Cependant, ce mot qui désignait “l’étranger” a également été traduit par “sauvage” ou “non civilisé” pour cela, je préfère éviter de l’utiliser dans mon billet. [↩]
Vendredi 29 mai s’est tenu la journée de lancement du programme « Tafukt n ddin : renouveler la compréhension des pratiques de l’islam par ses marges, du fonds Roux au fonds Si Brahim al Kunki et al. », projet de recherche co-porté par Malika Assam et Véronique Ginouvès, soutenu par l’IRCAM, l’IFI, le CJB et l’UMR TELEMMe. Le projet a notamment pour but de mettre en valeur les acteur·trices amazigh.e.s dans la construction de savoirs sur les pratiques religieuses de deux espaces berbérophones du Maroc en s’appuyant sur le “fonds Roux”. Pour cette première matinée l’objectif était de réfléchir aux perspectives du projet, en particulier, à la décolonisation du fonds d’archives et de manuscrits. Continuer la lecture de Compte-rendu de la matinée “Tafukt n ddin”, 29 mai 2026, MMSH→
Un carnet sur les archives sonores, audiovisuelles, textuelles et photographiques en Méditerranée, diffusées par la Médiathèque de la Maison méditerranéenne des sciences humaines et sociales